Nos compétences : Auditer
L'audit est une procédure, très proche des méthodes d'expertise, par laquelle il peut être vérifié l'adaptation ou l'adéquation d'une situation particulière par rapport à une situation générale type. Une gestion forestière peut donc être auditée. Un processus de fabrication peut être audité. Le champs d'intervention de l'audit est très large. Il peut être technique, économique, social ou financier.
Par exemple, dans le cas d'un audit de gestion forestière, il peut être demandé de répondre à une question du type : Est-ce que la gestion que j'applique à mon massif forestier est bien conforme à un bon standard de gestion ?
Qu'est-ce que l'écocertification
Les nouvelles idées d'éco-certification confèrent à la notion d'audit beaucoup d'importance.
Depuis que les idées générales des grandes conférences internationales ont circulé et que des référentiels spécifiques ont décliné ces principes en les adaptant aux différents pays, un consommateurs peut être en droit de se demander si le produit, dont il veut se servir, a bien été réalisé en application des principes de sauvegarde de la planète.
Dés lors, la prise en compte d'une gestion dite durable en matière d'arbres et de forêts est un facteur primordial pour transferer une tranquillité d'esprit à l'opinion publique générale. C'est le but des audits de gestion durable des forêts.
Un distributeur, un industriel et jusqu'au consommateur final, tous veulent être informés de cette question. De fil en aiguille, un producteur forestier peut alors avoir à "justifier", que la gestion de sa forêt qu'il a menée, est bien conforme aux principes de gestion durable. Il est le point de départ du processus.
De proche en proche, tout au long de la chaîne d'approvisionnement, soit de la forêt au consommateur final, il existera un souci de transférer l'information selon laquelle le bois acheté, certifié à l'origine comme "provenant de forêts gérées durablement", n'a pas été pollué par du bois non-certifié qui aurait été ajouté à un moment ou à un autre en cours de fabrication. C'est le but des audits de traçabilité.
Les principes de gestion durable ont été déclinés dans des référentiels spécifiques, récemment adaptés à la France. Il existe donc des référentiels de gestion durable des forêts et des référentiels de traçabilité du bois matériau.
Ils doivent rester pragmatiques, notamment pour limiter les coûts économiques induits. Ils devront néanmoins permettre de mieux préserver à la fois les droits des propriétaires de forêts, à la fois ceux des populations avoisinantes, et à la fois ceux des habitants de la planète toute entière.
C'est l'ensemble de la prise en compte des deux notions de gestion durable et de traçabilité du matériau bois, qui conduit à la notion d'écocertification.
Les enjeux de la certification
Comment suivre "à la trace" à un coût acceptable pour tous à chaque étape de son exploitation et de sa transformation, le bois qui provient d'une forêt qui est certifiée "gérée durablement" ?
Comment être sûr qu'à l'occasion et tout au long de la transformation de ce bois dans les processus industriels, on puisse attester que le bois vient bien d'une forêt qui n'a pas été détruite lors de la récolte, et subsidiairement qu'il ait été tenu comptes d'implications sociales et environnementales ?
Un producteur forestier aura donc à demander à une tierce partie indépendante de certifier que la gestion qu'il applique à sa forêt est bien conforme aux principes de gestion durable précisés dans le référentiel de gestion durable qu'il a choisi de respecter. Ainsi, les acheteurs de bois auront avec cette certification la certitude qu'ils peuvent se procurer chez lui du bois provenant d'une forêt gérée durablement.
L'application et le respect des notions de gestion durable, devront voir leurs applications vérifiées sur le terrain, dans le temps et périodiquement, grâce à des contrôles réalisés par des auditeurs indépendants.
Les principaux systèmes de certification
Différentes réponses sont désormais possibles en France. Aujourd'hui, la caractéristique première de la certification est d'avoir un caractère volontaire dans sa mise en place.
Ensuite, elle s'appuie sur des référentiels qui sont établis par des groupes pluridisciplinaires, regroupant à la fois des propriétaires, des professionnels de toute la filière bois et des organismes de protection de la Nature, garantissant ainsi au mieux le consommateur.
Ainsi le Forest Stewardship Council
(FSC) qui est une structure qui a élaboré en premier des référentiels
permettant notamment la prise en compte du caractère durable des forêts
et l'aspect traçabilité qui lui est associé. A ce jour, quelques dix
milles hectares de forêts françaises environ sont déjà certifiées ou en
passe de l'être. La demande de l'industrie pour cette certification est
forte et s'amplifie tous les jours.
Le Pan European Forest Certification (PEFC) a élaboré aussi un référentiel visant aux mêmes buts pour pour un groupe de pays européens à savoir : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, la Hollande, l'Italie, La Lettonie, le Luxembourg, la Norvège, le Portugal, la Suède et la Suisse. Ce système regroupe également des groupes pluridisciplinaires. Le résultat des travaux du PEFC conduit à l'établissement de systèmes nationaux, déclinés régionalement, tout en visant à obtenir une certification forestière comparable d'un de ces pays à l'autres, et en conséquence, à une reconnaissance mutuelle réciproque. A ce jour, plusieurs régions ont été certifiées en France, ce qui correspond à plusieurs centaines de milliers d'hectares de forêts publiques ou privées. Mais, actuellement, la demande industrielle pour cette autre certification n'est pas très vive.
Un troisième système, appuyé sur les concepts canadiens de forêts gérées durablement, associés aux règles de l'ISO 14001 sont aussi en cours d'élaboration.
Mais ces trois systèmes sont les plus connus. En fait, beaucoup d'autres ont vu le jour.